Zikomatique


29 juin 2014

Compte-Rendu en images du voyage à Paris !

Voyage à Paris 2014 - Collège Joseph Anglade

 

 

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02 juin 2014

Invasion de Fourmis

       

 

      Attention, attention, invasion de Fourmis ! La nouvelle éponyme de Boris Vian est une parodie d'un épisode fameux de la Seconde Guerre, et c'est d'actualité : dans 4 jours, nous fêterons les 60 ans du débarquement de Normandie. Grâce au film de la Géode, les 3è8 et à l'excellent travail de Yassin, les 3è8 sont parés pour l'HIDA...yassinlesfourmis3

 

 

 

 

HIDA
fiche n°1 : Les fourmis de Boris Vian


Introduction :
       La nouvelle « Les Fourmis » a été publiée en 1949. Elle est la première des
onze nouvelles du recueil qui porte le même nom. C'est une autofiction dont le
narrateur est un soldat Américain qui décrit le débarquement en Normandie, fait le 6
Juin 1944, de manière ironique.
Malgré ce que plusieurs personnes penseraient, cette nouvelle n'est pas une
autobiographie car celui qui l'a écrite, c'est-à-dire Boris Vian, n'a jamais été en guerre
au contraire il était antimilitariste. Il est né le 10 Mars 1920 et mort le 23 Juin 1959.
Malgré une enfance bouleversée, Boris Vian avait plusieurs qualités ;c'était un artiste
de jazz, un ingénieur et aussi un écrivain (il est notamment connu pour son roman «
l'écume des jours »). En 1944, Boris Vian était en train d'essayer d'ouvrir un club de
jazz, le New Orleans Club, avec Claude Luter, détail de plus qui montre que Boris
Vian n'était pas en guerre lors du débarquement en Normandie.
La nouvelle « Les Fourmis » est très intéressante du fait de sa description de la
bataille de Normandie par le narrateur de l'histoire. Nous allons mettre en avant deux
questions qui vont interpréter cette description assez ironique et assez instable en
même temps puisque l'on passe de l'ironie à l'horreur très rapidement.
Premièrement, comment Boris Vian envisage-t-il la scène du débarquement ?
Et deuxièmement quelle est l'utilité de la parodie dans la description de la guerre ?
Nous allons répondre à ces deux questions par le biais de trois paragraphes ;
-Le premier va décrire de façon très détaillée l’oeuvre en question, ici « Les Fourmis
».
-Le deuxième va interpréter l’oeuvre, les messages qu'elle a voulu donner aux
lecteurs.
-Et le dernier va faire un prolongement, donner des réflexions sur tout ce qui tourne
autour de l’oeuvre.
Cette année, le thème en 3 ème étant : arts, états et pouvoir.


I Description détaillée de l'oeuvre :
1- le cadre spatio-temporel
Le récit dans cette nouvelle n'est ni clairement daté ni clairement situé.
Cependant, les indices spatio-temporels permettent au lecteur de deviner qu'il s'agit
d'un débarquement sur une "plage" dans une zone où "la pluie" ne tombe que "neuf
heures sur douze"... Autrement dit, il s'agit du débarquement en Normandie, le 6 Juin
1944. L'ellipse temporelle de 6 mois entre le chapitre II et le chapite III montre que le
recit couvre une grande partie de la bataille de Normandie.
2- La chronologie du récit
La temporalité est subjective : le premier chapitre se déroule en moins
d'une journée alors que c'est le plus long car c'est pour le narrateur le baptème
du feu. Il se termine par un évanouissement qui conduit le narrateur à l'arrière où
des hommes de la Croix Rouge servent du café puis le narrateur retourne au
combat où il semble que les soldats soient toujours encerclés. (chapitre II, III et
V). La permission de convalescence le conduit en ville, à l'arrière où il peut
danser avec des françaises au centre de la Croix Rouge, aller au cinéma, acheter
du cognac... Enfin, il repart "tout près du front" où il finit par marcher sur une
mine. La chute de la nouvelle surprend le lecteur car le soldat est seul debout sur
la mine, il a entendu, il explose ;"et il faut absolument que je le fasse parce que
j'en ai assez de la guerre et parce qu'il me vient des fourmis ".


II Interprétation et messages de cette oeuvre :
1- L'originalité du point de vue
Le récit est mené uniquement du point de vue d'un soldat, dont on sait
seulement qu'il est américain : c'est donc un point de vue interne. L'originalité est que
ce soldat ne comprend pas toujours ce qu'il voit ou entend, c'est un naïf et cela en
devient risible. (ex : "Le lieutenant est revenu, il tenait sa tête à deux mains et ça
coulait rouge de sa bouche. Il n'avait pas l'air content et il a été vite s'étendre sur le
sable, la bouche ouverte et les bras en avant. C'était un des seuls coins qui restaient
propres." l 19 à 21). Il ne se prive pas d'utiliser un niveau de langue familier (ex : "le
type", "le pruneau", "engueuler", "la mine"...) et ne cache sa couardise (= lâcheté)
militaire ni ses faiblesses : ex : "Bien entendu, je les ai fait passer d'abord et j'ai eu le
nez creux parce que le premier et le second ont été descendus".
2- Le ton décalé : ironie et humour noir
Le choix d'un narrateur naïf, peureux, dont le regard est semblable à celui d'un
enfant produit un ton décalé par rapport à l'horreur des combats. Le récit est
constamment miné par l'ironie qui peut se définir comme une manière de plaisenter
en voulant dire le contraire de ce que l'on veut exprimer (lire son passage préféré : l
15 à 16). Il y a aussi beaucoup d'humour noir, c'est à dire de l'humour sur un sujet
pathétique ou tragique (exemple de vôtre choix : "Seul le conducteur vivait encore un
peu, mais il s'était pris la tête dans le volant sans pouvoir la retirer, alors plutôt que
d'abîmer le char qui n'avait rien, on a coupé la tête du type." l 100 à 102).
3- La critique de la guerre
Quels effets ce ton décalé produit-il ? Il fait d'abord sourire, mais aussi
réfléchir. On sait que l'ironie a souvent une fonction critique. En effet, à travers le
récit d'un naïf, Boris Vian cherche à dénoncer la guerre qui, selon lui, n'est pas noble,
contrairement à ce que le pouvoir et l'Etat veulent faire croire. Pour Boris Vian :
*la guerre déshumanise : l'individu disparâit dans le collectif, les "tas de types"
deviennent anonymes, le corps humain est transformé en viande de boucherie.
*la guerre est absurde : il n'est jamais dit "pourquoi" on combat.
*la guerre pousse les gens à agir bêtement car ils sont désespérés : ex : "J'ai eu une
déception en ouvrant le premier, il y avait dedans une flopée de médicaments. Je les
ai échangés au docteur contre deux barres de chocolat aux noisettes, du bon, pas
cette saloperie des rations, et une demi-flask de cognac, mais il s'est ratrappé en
m'arrangeant mon pied écrabouillé. J'ai dû lui rendre le cognac, sans ça je n'aurais
plus qu'un pied à l'heure qu'il est." l 139 à 143.


III Prolongements :
La bataille de Normandie est une des plus grandes batailles de la seconde
guerre mondiale en Europe qui débute le 6 Juin 1944 par le débarquement dans la
plage de Omaha Beach par les Américains. Elle finit le 21 août 1944. Cette bataille
qui a duré très exactement deux mois et quinze jours, a permis la libération de Paris
le 25 Août 1944, quatre jours après la fin de celle-ci qui a causer la perte de milliers
de soldats.
Ensuite, nous allons comparer la description du débarquement faite par Boris
Vian dans sa nouvelle à celle d'autres oeuvres faites elles- même par d'autres auteurs.
Pour cela nous allons chercher trois films qui parlent eux aussi du débarquement en
Normandie et dire quels ont été leurs choix cinématographiques.
Premièrement, il y a le film : « il faut sauver le soldat Ryan » de Steven
Spielberg, réalisé en 1998. Steven Spielberg, au contraire, a choisi, lui, de faire une
description qui, à l'opposé de celle de Boris Vian qui est très ironique, est très réaliste,
pathétique, c'est-à-dire triste, propre à émouvoir mais aussi d'une grande atrocité et
réalité historique car il a voulu être fidèle aux spectateurs du film. Il a choisi un point
de vue « à la première personne » tel que le spectateur puisse vraiment se croire à la
place d'un soldat du film, entrer dans le vif du sujet, comme si il vivait ce
débarquement qui touche beaucoup Steven Spielberg. Ce procédé est appelé « caméra
à l'épaule ». Cette expression a été choisie car les scènes du film sont filmées d'une
manière assez inhabituelle, comme si l'on avait accroché la caméra sur un soldat et
que l'on voyait ce qu'il avait vécu.
Deuxièmement, il y a le film : « Le jour le plus long » de Darryl Zanuck réalisé
en 1962. C'est le premier film qui raconte l'histoire du débarquement en Normandie.
Au contraire du film « il faut sauver le soldat Ryan », « le jour le plus long », et c'est
regrettable, n'est pas très réaliste au sujet de l'Histoire de La bataille de Normandie
malgré une description de celle-ci assez réussite au niveau de l'atrocité, le réalisme
des cadavres, des soldats, des équipements... C'est une description là aussi très
pathétique et surtout pas ironique. Un exemple au sujet des erreurs historiques : Dans
le film, des dizaines de parachutistes Américains tombent sur la place du village et
engagent alors à cet endroit des corps à corps sanglants avec les soldats Allemands.
Mais en réalité, ces parachutistes tombés sur la place du village ne sont pas
nombreux, moins d'une dizaine : la plupart des soldats en parachutes arrivent dans
des jardins ou dans des ruelles aux environs de la place de Sainte-Mère-Eglise.
Et troisièmement, il y a le film : « Storming Juno - A l'assaut de Juno » de
Christopher Gagosz réalisé en 2010. Ce film raconte le débarquement en Normandie
par les Canadiens sur la plage de Juno et comme le film « il faut sauver le soldat
Ryan » il est très réaliste sur tous les points. La description du débarquement dans ce
film est elle aussi très pathétique, horrible, triste, atroce, elle est très réaliste tant au
niveau des effets spéciaux (avions, mitrailleuses, morts, blessés, explosions...) qu'au
niveau de la réalité historique. Les réalisateurs du film se sont basés sur une
description faite par d'anciens vétérans canadiens retrouvée dans des récits ou
prononcée par les survivants eux-même lors d'interviews.
Pour conclure, les trois films ont tous un choix cinématographique assez
identique ;pathétique, triste, tragique (dans « il faut sauver le soldat Ryan », la mort
des trois frères et la disparition du quatrième), atroce, horrible et très réaliste
historiquement (sauf pour « le jour le plus long » où les réalisateurs se sont permis
une assez grande liberté au niveau historique au point de faire démissionner le
vétéran Maurice Chauvet juste avant la sortie du film c'est-à-dire le 25 Septembre
1962) et visuellement (surtout dans « A l'assaut de Juno » car il a été réalisé très
récemment donc plus de moyens techniques, informatiques, au contraire des deux
autres qui sont sortis avant les années 2000) et quoique d'une intensité différente.
Donc on peut supposer que la technique qu'a utilisée Boris Vian pour décrire le
débarquement en Normandie (qu'est la parodie, l'ironie) dans sa nouvelle « Les
Fourmis » est assez inhabituelle car elle est rarement utilisée pour cette période de la
guerre (les trois films et ma recherche le démontrent) qui est très tragique dans les
deux camps (que ce soit pour les Allemands ou pour les Français et leurs alliés). Ce
n'est pas un sujet où l'on a l'habitude de plaisanter, de faire des parodies. Néanmoins
cette nouvelle reste très efficace et très plaisante à lire pour moi.


Conclusion :
-Quel est le lien entre cette oeuvre et le thème choisi cette année ?
Sur un même sujet, le débarquement, ou plus largement, le combat pendant les
guerres, les artistes font des choix différents. Boris Vian est un anti-militariste, il ne
considère pas que se battre soit glorieux, et dans cette nouvelle il critique la guerre. Il
a donc une une position qui contredit celle de l'état et du pouvoir.
-Avis personnel sur l'oeuvre, sur ce que vous avez appris en travaillant cette
nouvelle, etc...
Je trouve que la nouvelle est très palaisante à lire car l'auteur, qui est Boris vian, a
utilisé diverses manières d'écrire ce qu'il ressent au fond de lui-même à propos de la
guerre tel que le pathétique, l'atrocité, le tragique, ou encore l'ironie, malgrès la haine,
on peut le dire, qu'il porte vis-à-vis de la guerre (il était anti-militariste). C'est surtout
l'humour, l'ironie qui sont très présents dans la nouvelle qui m'a plu car c'est ce qui
rend cette description du débarquement en Normandie, le 6 Juin 1944, si unique en
son genre. J'ai aussi appris, en lisant la nouvelle, que l'on pouvait plaisenter de tout,
même de périodes qui sont dans l'Histoire très marquantes et touchantes du fait des
batailles, constituant ces périodes, qui ont entraînés plusieures centaines de millions
de morts. J'ai également appris qu'une histoire réelle pouvait être racontée de
plusieures façons ; la littérature, le cinéma ou encore le théâtre et qu'elle pouvait être
racontée différemment que ce que la réalité dit, comme fait Boris Vian dans la
parodie « Les Fourmis ». Par contre, certains films s'éloignent beaucoup trop de la
réalité comme « Le jour le plus long » de Darryl Zanuc k réalisé en 1962 ce qui
perturbe certains spectateurs (comme moi). Grâce à l'oeuvre de Vian, « Les Fourmis
», j'ai appris plusieures choses sur le débarquement de Normandie ; où est-ce-que ça
s'est passé (En Normandie, sur plusieures plages tel que Omaha beach, Juno beach,
Gold beach, Sword beach, Utah beach...), par qui a-t-il été fait (les Américains, les
Canadiens, les Anglais...), quelle était la cruauté des combats (les combats étaient très
sanglants et très cruels ;Les Américains étaient attendus par les mitrailleuses
allemandes ce qui créait un vrai bain de sang), quand a-t-il été fait (Il a été fait le 6
Juin 1944). Mais aussi un peu appris le fonctionnement de la guerre dans les champs
de bataille bien que tout cela soit persemé d'ironie et d'humour ; tel est l'esprit de
Vian. Pour résumer, Cette nouvelle m'a appris beaucoup de choses et elle m'a
vraiment plu.
Boris Vian jouant de la trompette
Le film “Storming Juno”
Le film “il faut sauver le soldat Ryan”

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09 mai 2014

De retour de Paris...

...en attendant d'autres photos !

 

Groupe Tour Eiffel

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29 avril 2014

Superbe expo à la Cité des Sciences : LA VOIX

Image1Vous pouvez compléter votre visite et votre livret (à rendre la semaine de la rentrée) en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.cite-sciences.fr/au-programme/expos-temporaires/la-voix/exposition-la-voix.php#view0

 

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30 mars 2014

Réunion d'information pour le voyage à Paris.

Capture

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29 mars 2014

La musique de Pi

Nous avons découvert que le nombre π ne servait pas
qu’à calculer le volume d’une boule mais qu’il inspirait aussi beaucoup les
musiciens contemporains, tant il y a de façons de le faire chanter !

Consultez le lien ci-dessous :

http://www.koreus.com/video/musique-pi.html

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25 mars 2014

Les maths en musique...ou inversement !

Quel est le rapport entre une note et l'octave supérieure ? Que se passe-t-il si on divise une corde de guitare en deux ? Qu'est-ce que la hauteur d'un son ? Qu'est-ce qui fait la différence entre une note jouée au piano et la même à la guitare ou à la voix ? Quel sont les liens qui unissent intervalles musicaux et fractions ? Puis-je raisonnablement faire vibrer la boîte crânienne de mon voisin ?

Audacity5

Tant de questions auxquelles les 3e8 ont tenté de répondre...

Quelques fiches de travail ici : Exp_rience_1 Exp_rience_3 Exp_rience_4 Exp_rience_6 Exp_rience_7

et les réponses prochainement...

Chat

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L'écume des jours en BD....il fallait oser, Xéna l'a lu

http://www.editions-delcourt.fr/extension/delcourt/design/delcourt/images/couvertures/9782756021638v.jpg

     Je vais vous parler du livre "L'écume des jours", un livre que l'on a tous lu en classe, sauf que celui-ci est en version BD. C'est une adaptation de Jean-David assisté par Morvan et accompagné de la dessinatrice Marion Mousse. J'ai choisi de lire ce livre pour voir les différences qu'il y a entre le livre écrit par Boris Vian et la BD.

       La BD est dessinée en noir et blanc, le scénario est le même que celui du roman malgré quelques différences au niveau des phrases, ce qui ne change strictement rien à l'histoire. Pour mettre le roman en BD, on a dû couper quelques scènes inutiles ce qui ne change pas du tout la compréhension.

Il y a des moments où, au lieu d'écrire, ils se contentent de mettre des images représentant le moment de l'histoire comme celui-ci : (Ndlr : essayez de reconnaître le moment dont il s'agit !)

       Je suis une grande amatrice de bandes dessinées, mais cette adaptation de "l'Ecume des jours" ne pourra jamais remplacer la lecture du livre original. Même si la qualité du dessin est géniale et qu'il représente vraiment l'histoire...Cela dit, mettre ce livre en version BD peut mettre cette grande oeuvre à la portée d'un public différent.

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